Caisse de pension et pilier 3a pour votre logement : retrait ou nantissement
L’avoir de prévoyance peut servir à acquérir un logement que vous occupez vous-même, par retrait anticipé ou par nantissement. Les deux voies se ressemblent et produisent des effets très différents sur les impôts, la rente et la couverture des risques.
Retrait anticipé
En cas de retrait, l’avoir est versé et entre dans l’achat comme fonds propres. L’opération n’est possible que tous les cinq ans, pour un montant minimal de 20 000 francs, et son ampleur est plafonnée dès 50 ans. Le versement est imposé séparément du reste du revenu, à un taux réduit ; si vous remboursez le montant par la suite, cet impôt peut vous être restitué. L’inconvénient demeure : l’avoir de vieillesse diminue, et souvent les prestations d’invalidité et de survivants avec lui.
Nantissement
En cas de nantissement, l’avoir reste dans l’institution de prévoyance et sert de sûreté à la banque. Aucun impôt sur les prestations en capital n’est dû, les prestations de vieillesse demeurent intactes et la banque accepte un taux d’avance plus élevé. En contrepartie, l’hypothèque grossit, et avec elle la charge d’intérêts et le calcul de soutenabilité. Le nantissement convient si le revenu supporte cette hypothèque plus élevée ; dans le cas contraire, le retrait s’impose.
- Retrait minimal (2e pilier)
- CHF 20 000
- Fréquence
- Au plus tous les cinq ans
- Affectation
- Uniquement un logement occupé par son propriétaire
- En cas de vente
- Le retrait doit être remboursé
Avant un retrait, vérifiez de combien vos prestations d’invalidité et de décès diminuent. Beaucoup de caisses les réduisent proportionnellement ; une assurance risque complémentaire coûte alors moins cher que la lacune.
Ces articles exposent l’état général du droit suisse et ne remplacent pas un conseil juridique dans un cas particulier. Les réglementations cantonales diffèrent. En cas de litige, adressez-vous à l’autorité de conciliation en matière de bail ou à un avocat.
